Francis Bacon n'a pas seulement fondé les bases de la philosophie empiriste au XVIe, il a aussi, après une longue hibernation, peint des oeuvres des plus dérangeantes du XXe siècle.
Côté lumière, Bacon passait sa vie à faire la fête, jouer au casino, gagnait des fortunes à chaque tableau vendu, menait une vie parisienne, superficielle, jouissive.
Côté ombre, son oeuvre révélait l'horreur profonde de son âme, ses angoisses, son masochisme incurable, sa dépendance relationnelle toxique, sa vision torturée de la chair et du corps, sa sexualité névrotique.
Il fut, pendant la seconde moitié du siècle, un des derniers artistes totals, vivant et souffrant pour ses peintures, cherchant le drame et la passion dans une société de consommation toujours plus policée et une société aux affects atténués. Il fut à la fois un des premiers grands artistes du marché de l'art contemporain, et l'un des derniers artistes authentiquement tourmenté.
Je vous laisse découvrir les abymes de sa vie.
(le documentaire est en anglais, mais on peut aussi trouver une version en français, qui est malheureusement plus courte et de mauvaise qualité, ce qui est vraiment dommage pour un peintre.)
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